Votre produit a été construit vite, souvent avec l’aide d’un assistant IA. Il fonctionne. Mais vous devez passer un cap — premiers vrais utilisateurs, levée, audit d’un grand compte, forte hausse du nombre d’utilisateurs — et personne ne peut vous dire ce qui va tenir.
Fondateur ou directeur technique dont le produit tourne déjà, et qui doit répondre à quelqu’un — un investisseur, un grand compte, un conseil d’administration — de ce qui se passera ensuite.
Je remonte d’abord les règles que votre système est censé garantir en toutes circonstances : les vôtres, celles de votre métier, pas une liste de bonnes pratiques génériques. « Une facture validée ne peut plus être modifiée. » « Un client ne voit jamais les données d’un autre. » « Un prix affiché ne diffère jamais du prix facturé. » Vous m’en donnez trois ou quatre en deux minutes : ce sont vos peurs, et elles ne sont écrites nulle part. J’examine ensuite les chemins par lesquels vous perdriez des données ou de l’argent, la séparation entre les données de vos différents clients, votre dépendance à des composants que vous ne maîtrisez pas, et ce que vous sauriez d’une panne au moment précis où elle arrive.
Je prends la mesure du système et j’en remonte les règles implicites — ce que votre métier interdit, et que personne n’a écrit nulle part.
Je cherche ce qui empêche ces règles d’être enfreintes. Neuf fois sur dix, rien ne les empêche : elles tiennent parce que personne n’a encore essayé.
Je hiérarchise, je chiffre en jours, et j’écris le tout dans une langue qu’un décideur non technique peut lire sans traducteur.
L’audit s’arrête à la carte et au plan : où aller, dans quel ordre, et ce que coûte chaque report. Trois jours suffisent à savoir, et c’est ce qui le rend lisible. La remise en état est le chantier suivant, que vous confiez à votre équipe, à quelqu’un d’autre, ou à moi.
Les garde-fous, si l’audit conclut que le problème n’est pas telle ligne de code, mais l’absence de tout ce qui aurait dû la refuser.
Parce que trois jours suffisent à dire où aller. L’audit est volontairement court : il vous laisse libre sur la suite. Vous confiez la remise en état à votre équipe, à quelqu’un d’autre, ou à moi — et j’ai intérêt à ce que ce soit un choix.
Le rapport nomme des règles, pas des personnes. Ce qui est écrit, c’est qu’une règle peut être enfreinte sans que rien ne le signale : c’est un défaut de dispositif, pas de discipline. Le rapport est présenté à votre équipe pendant l’heure de restitution, et ce qu’elle avait déjà identifié y est noté comme tel.
Vous. C’est le critère de rédaction : ce qui se garde, ce qui se reprend, ce qui se jette, et pour chaque point ce qu’il coûte si on l’ignore. Le détail technique est en annexe, pour votre équipe.
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